• Tapis de lecture : Anansi

    L'araignée Anansi est un personnage très présent dans les contes bushinenge en Guyane, parfois homme, parfois araignée, il est très rusé et arrive en général à nourrir sa femme et ses nombreux enfants grâce à sa ruse.

    Il faut cependant noter que les versions que j'ai lues et entendues sont assez cruelles, au contraire des versions modernes de nos contes européens.

    Anansi

    Voici la version abrégée d'un conte d'Yves-Marie Clément, extrait du livre "12 contes de Guyane" :

    Le Roi de la forêt réunit un jour tous ses sujets les animaux, et promit la main de sa fille aînée à qui lui rapporterait le plus beau bateau empli de richesses. Tig le jaguar,

    Anansi se dit que c'était là une occasion à saisir, et demanda au Roi de lui donner un grain de maïs, en échange de quoi avant un mois il lui ramènerait le plus beau bateau de Guyane. Le Roi, étonné, se dit qu'un grain de maïs était bien peu pour obtenir en échange un tel présent, et donna le grain de maïs à Anansi.

    Anansi monta dans sa pirogue et partit sur le fleuve Maroni en chantant. Le soir venu, il s'arrêta dans un village où il avait de nombreux amis, qui lui proposèrent de le loger. Il hésita ; les habitants, voyant cela, lui demandèrent quel était son problème. Il leur révéla sous couvert du secret que le Roi lui avait confié un grain de maïs très précieux, et qu'il craignait qu'il lui arrive quelques chose. Une femme du village lui dit de ne pas s'inquiéter, prit le grain et le fourra dans un trou de cafard.

    Dans la nuit, lorsque tout le monde dormait, Anansi se releva de son hamac, prit le grain de maïs, le jeta dans le fleuve et se recoucha. Au matin, il mangea un copieux petit-déjeuner offert par les habitants ; au moment de partir il demanda à récupérer son grain de maïs. Évidemment, malgré toutes les recherches on ne le trouva pas. Anansi rentra alors dans une terrible colère en accusant les habitants du village d'avoir trahi sa confiance, et donc celle du Roi qui l'avait envoyé en mission.

    Les habitants, désolés, lui proposèrent en compensation un coq de leur basse-cour. Anansi attrapa le coq le plus gras qu'il put trouver, remonta dans sa priogue et repartit en chantant.

    Les animaux de la forêt

     

    l’enrichit, en usant de la crédulité de ses hôtes. Son accra se trouve troqué contre un

    coq, le coq contre un bélier,

    le bélier contre un bœuf, le

    bœuf contre un cadavre qu’il

    fait passer pour son frère assassiné dans

    la maison d’un riche homme. L’homme lui

    fait choisir entre la maison ou une fille comme épouse...

    Ce conte est également connu sous le nom de "L'accra de la richesse", raconté par Patrick Chamoiseau.

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