• Lexique poétique

    Voici un lexique de poésie, rédigé à partir du manuel "Poésie-cycle 2 et 3" de Patrick Joquel, aux éditions Magnard.

    Je l'ai donné à mes élèves pour enrichir nos études de poèmes. Pour qu'ils comprennent bien les mots qui y figurent, j'ai exclusivement choisi de les illustrer avec des extraits de poèmes que nous avons appris ou lus ensemble.

    Pour le moment ça marche pas mal, lorsque nous avons lu "Le dormeur du val" la semaine dernière, mes élèves ont réussi à me parler spontanément d'alexandrins, de quatrains, et de rimes alternées. Pour le reste j'ai dû leur poser des questions, mais ils ont répondu assez facilement.

    Lexique de la poésie

     

    Alexandrin (n. m.) : vers français de douze pieds. C’est le vers le plus fréquent. Il est composé de deux hémistiches de six syllabes et d’une césure. Il permet une grande variété de rythmes car il est divisible par deux, trois, quatre et six.

    Un/bra/ve o/gre/des/bois,/na/tif/de/Mos/co/vie,/

    É/tait/fort/a/mou/reux/d'u/ne/fée,/et/l'en/vie/

                                                                             « Bon conseil aux amants », Victor Hugo

     

    Allitération (n. f.) : répétition d’une consonne ou d’un groupe de consonnes, dans des mots qui se suivent, produisant un effet d’harmonie imitative ou suggestive.

    Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien

     

    Césure (n. f.) : repos ménagé dans un vers après une syllabe accentuée. La césure coupe l’alexandrin en deux hémistiches.

     

    Décasyllabe (n. m.) : vers de dix pieds. Sa césure est toujours placée après le quatrième pied. Il a été très employé dans la poésie du Moyen-Âge, avant d’être remplacé par l’alexandrin.

     

    Distique (n. m.) : groupement de deux vers qui, à eux deux, font sens. En théorie, ces deux vers riment entre eux.

    Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs

    Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.

                                                                            « Le jardin et la maison », Anna de Noailles

    Hémistiche (n. m.) :

    1. Chacune des deux parties d’un vers coupé par la césure. Dans l’alexandrin, les deux hémistiches sont égaux (six syllabes).

    2. La césure elle-même.

     

    Métaphore (n. f.) : image, comparaison dans laquelle on aurait supprimé le terme comparatif.

    Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies

    « Unité », Victor Hugo

     

    Octosyllabe (n. m.) : vers de huit pieds. Il montre une légère césure en milieu de vers et met en valeur les sonorités de la rime. Avec l’alexandrin, c’est le vers le plus employé en poésie française.

    Dans/ma/cer/ve/lle/se/pro/mène/

    Ain/si/qu'en/son/a/ppar/te/ment/

    « Le chat », Charles Baudelaire

     

    OULIPO : Acronyme d’OUvroir de LIttérature POtentielle. Groupe d’écrivains (les Oulipiens) créé par le mathématicien François Le Lionnais, le poète Raymond Queneau, les écrivains Italo Calvino, Georges Perec et Jacques Roubaud. Ils explorent les possibilités de la création littéraire en s’imposant des règles et des contraintes formelles.

     

    Pied (n. m.) : nombre de syllabes d’un vers. Pour les « e » muets, on compte les pieds de la façon suivante :

    -   Si la syllabe avec le « e » muet est suivie d’une consonne, on compte un pied.

    -   Si la syllabe avec le « e » muet est suivie d’une voyelle ou termine le vers, on ne la compte pas.

     

    Quatrain (n. m.) : strophe de quatre vers.

    Sur mes cahiers d'écolier

    Sur mon pupitre et les arbres

    Sur le sable de neige

    J'écris ton nom

    « Liberté », Paul Éluard

     

    Rime (n. f.) : retour du même son à la fin de deux vers ou plus. Il existe plusieurs façons de parler des rimes : 

    - Une rime est « riche » si plusieurs sons riment ; une rime est « pauvre » si un seul son rime.

    - Une rime est « féminine » si la syllabe finale du mot comprend un « e » muet ; une rime est « masculine » si la syllabe finale du mot ne comprend pas de « e » muet.

    - Des rimes sont « embrassées » si deux rimes « masculines » sont enfermées dans deux rimes « féminines » (ABBA), ou si deux rimes « féminines » sont enfermées dans deux rimes masculines (BAAB).

    - Des rimes sont « suivies » si elles se suivent (AABB).

    - Des rimes sont « alternées » si elles s’intercalent (ABAB).

     

    Sonnet (n. m.) : poème composé 14 vers, répartis en deux quatrains suivis de deux tercets. Le dernier vers d’un sonnet est souvent appelé chute.

    Le dormeur du val, Arthur Rimbaud

     

    Tercet (n. m.) : groupement de trois vers unis entre eux par le sens et la rime.

    La neige et la nuit

    Tombent sur Paris,

    À pas de fourmi.

    Paris Blanc, Pierre Coran

     

    Vers (n. m.) : phrase (ou groupe de mots), isolée typographiquement par un passage à la ligne et caractérisée par un nombre fixe de pieds (entre un et douze). Selon le nombre de pieds qu'il contient, le vers porte différents noms : octosyllabe, alexandrin,…

    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :